dimanche 15 novembre 2009

Bilan de stage : Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) du Val de Saône


 

Dans le cadre de ma formation d'éducateur spécialisé, j'ai choisis de faire mon stage dans le domaine du handicap physique et mental. Je souhaitais aller à la rencontre d'une population différente de celle de l'ITEP. C'est la raison pour laquelle, j'ai décidé d'effectuer mon 1er stage dans une MAS, auprès d'un public adulte polyhandicapé.

Du projet au bilan

Après quelques semaines passées au sein de la MAS, j'ai construit mon projet de stage. Les différents points que j'ai avancés ont eu pour objectif de structurer mon stage court. J'ai dessiné ce projet sous trois différents axes :


 

  1. Découverte d'un public et des approches éducatives adaptées aux personnes polyhandicapées.
  2. Découverte d'une équipe pluridisciplinaire, la fonction, le rôle de chaque professionnel et le fonctionnement et l'organisation de l'institution.
  3. Découverte et approche de mon rôle d'éducateur spécialisé auprès du public polyhandicapé, en lien avec une nouvelle équipe pluridisciplinaire.


     

Pour répondre à ces objectifs, dans un premier temps appuyé, je me suis appuyé sur mon intégration dans l'équipe et dans les repères du quotidien de la « maison ». Dans un second temps, j'ai pris le temps de l'investigation auprès des professionnels disponible, ainsi que j'ai fait quelques recherches dans les dossiers des résidents. A travers l'ensemble de mon stage, j'ai pu dégager des notions d'observations, de réflexions avec l'ouvrage de Philippe Chavaroche «Travailler en MAS ». Ainsi j'ai retracé de nouveaux axes, qui m'ont permis d'articuler mon investissement de mon stage. En voici le plan :

  • Le quotidien
  • Le soin
  • Les activités
  • L'équipe
  • Les instances

Après le développement de ces axes, je tenterai de mettre en relief les objectifs que j'ai ou que souhaitai atteindre, et ce que j'ai pu découvrir et acquérir de cette expérience en MAS, auprès d'un public adultes « lourdement handicapé »


 

Le quotidien

Un aménagement d'emploie, durant les 4 premières semaines (sur 8), à été mis en place du temps pour que je puisse être intégrer en « douceur », tant pour connaître « la maison ». J'ai commencé sur les temps de l'après-midi et du soir. Cet aménagement m'a permis d'avoir une réelle reconnaissance de stagiaire et j'ai pu rapidement me positionner dans ce statut. Plus tard, au cours de mon stage, ce positionnement ne m'a épargné des situations ambiguës et difficiles à gérer. Je tacherai de décrire et d'analyser cette expérience.

Néanmoins, j'ai pu rencontrer les membres de l'équipe et les résidents sur des temps calmes, des sorties, des ballades. J'ai remarqué que la majorité des prises en charges thérapeutiques sont positionnées dans cette partie de la journée. Les après-midi sont des espaces de temps plus calme, et plus libre que le rythme matinal. Chaque professionnel se positionne de manières assez personnelles sur ces moments. Certains étaient plus axés sur des activités de sortie, de promenade vers l'extérieur, tandis que d'autres s'occupaient de la gestion et des tâches ménagères (préparations des changes, rangement du linge,…), ou d'échanger un discours sur les résidents, sur la vie de l'équipe ou institutionnelle. J'ai pu participer de ce rythme de travail avec l'équipe, j'ai pu obtenir divers renseignements et faire partager mes remarques sur les résidents ou sur le fonctionnement de l'institution. Néanmoins, j'ai pu ressentir et voir une partie du personnel, (pour la plupart jeunes et non diplômés), être dans une « routine », et une fatigue physique et/ou morale. J'ai vu des demi-journées où des professionnels, passait une partie de la journée à regarder la télévision, ou au contraire être dans un activisme …

Puis à partir de la second partie de mon stage, j'ai pris le roulement horaire type et identique au reste des professionnels. De cette manière, j'ai pu étendre les relations éducatives aux autres moments de la journée : Les levers, les petits-déjeuners, les douches et les toilettes. Ces temps demandent de garder un rythme de travail plus soutenu. L'heure du repas (12h), oblige un certain respect du cadre institution (pour ne pas incomber le travail des cuisiniers).

Pour mieux saisir le rythme journalier, je tente d'énumérer chronologiquement je présente une journée type:

  • Relève avec le veilleur de nuit,
  • Levés des résidents,
  • Petit déjeuné/Douches/changes
  • Rangement des chambres et des salles de bains,
  • Préparations du repas de midi / repas,
  • Relèves avec l'équipe de l'après-midi,
  • Temps de détente : mise au sol des résidents en fauteuil, change des protections,
  • Activité, et prise en charge (psychomotricité, musicothérapie, balnéothérapie, …), collation,
  • Préparation des chambres et des couchés,
  • Préparation du dîner / dîner
  • Soins de bouches, couchés
  • Rangement de la cuisine, des salles de bains, salle à manger, réapprovisionnement du matériel de soins (gant, produit, change, etc.),
  • Relève avec l'équipe, puis avec le veilleur de nuit.

Cette énumération est la structure générale qui constitue le quotidien des résidents et des professionnelles qui les accompagne.

Le rythme est posé par des activités ou des prises en charges thérapeutiques hebdomadaires en fonctions des projets individualisés de chaque résident. Entre ces moments de respirations, ou des ballades plus courte et régulière autour de l'établissement.

Je compris que la prise en charge du matin nécessite une connaissance de chaque résident. Les levés, le petit déjeunés et les douches sont des prises en charges singulière à chacun. Cet aménagement est une opportunité et un moyen pour moi de me positionner dans mon rôle d'éducateur spécialisé. En effet, j'ai appris à mieux connaître les résidents, leurs rituels et leurs habitudes, leurs comportements, sur les temps plus calme des après-midi, qu'offre les moments d'activité ou de repos.

Au regard de cet emploie du temps, je constate que les temps de soins sont très important et les temps de relations avec les résidents ou de communication avec l'ensemble des professionnels sont en grande partie en simultané.

La relation s'est construite, installée à différents moments. Notamment, à travers les temps de repas, ou de collations. Dans ces temps, j'ai pu remarquer, qu'ils s'agissaient d'espaces de communications particuliers. Les autres professionnels mettent des mots, sur le repas, le plaisir de manger, ou parlent d'événements de la journée passée, ou à venir. J'ai su créer ces moments privilégiés avec les résidents, moments ayant techniquement pour fonction et pour but de prendre soins (réponse aux besoins vitaux), d'avoir une relation d'échange, de parole, de contact. J'ai pu mettre en action une pratique éducative auprès de personnes polyhandicapées.

Néanmoins, ces moments d'échanges sont souvent complexifiés en fonction de différents aspects relatifs aux résidents ou aux contraintes institutionnelles ;

  • L'anatomie de certains résidents ne permet pas une bonne déglutition, les crachats involontaires, la bave, les odeurs de bouches, m'ont mis en position de retrait, ou fait surgir des sentiments de « dégoût ». Durant les manipulations, ou les temps de bains et de douches, j'ai été en contact corporel avec des corps crispés, déformés, paralysés. Cela m'a demandé, de connaître certaines manipulations techniques pour porter, déplacer, habiller, changer les résidents. Et cela dans un souci de bien faire, ne pas faire mal. J'ai découvert peu à peu les prises en comptes des maladies ou leurs conséquences pour accompagner ces personnes aux incapacités multiples. Avec le soutient de collègues, j'ai pu mettre en mot les situations embarrassante. L'humour, la dérision entre professionnel et/ou avec les résidents ont été nécessaire pour être en relation sereine et surmontable. La maîtrise des portés, des changes, et des autres savoirs faires m'ont permis d'être ne assurance et de dépasser mes gènes. Ainsi je suis rentré en relation d'adulte à adulte et professionnel avec les résidents.


     

  • La communication non-verbale, est un outil qui m'a demandé un effort intense avec des conséquences difficilement visibles. C'est-à-dire que la part de l'interprétation est importante et obligatoire pour l'échange et la recherche d'humanisation dans la relation. J'ai été confronté la frustration, face au non réponse ou à l'interprétation de signes ou bruits émis par le résident et ce à travers les demandes simples (ex : veut-tu aller dehors ?, veut-tu manger ?,…).N'ai-je pas proposé des réponses de mes propres souhaits, ou désirs. La « toute puissance » n'est elle pas mise en jeu par des interprétations simplistes et arrangeante pour les professionnels ?


     


     

  • Le respect des heures, des temps qui composent le quotidien de la MAS, m'ont contraint parfois à restreindre les moments passés avec le résident. Ces contraintes ont pour objectif premier « ne pas être en retard », néanmoins elles entraînent l'automatisation du soin et limitent parfois la durée des échanges. L'institution pose ses contraintes pour le « bon » fonctionnement de l'organisation. Si un résident est en retard pour le repas, par exemple, cela à des conséquences sur les salariés des cuisines, et retarde la relève. Il est possible que ses écarts génèrent des effets de tension entre salarié.

Les activités

J'ai découvert diverses activités pour les résidents.

  • Thérapeutiques au sein des locaux : psychomotricité, balnéothérapie, sznozelen, équitation,…

    Je n'ai que très peu participé à ces temps. Les professionnelles ne souhaitaient pas que je participe, car il se pouvait que ma présence perturbe le groupe (psychomotricité, balnéothérapie) ou pour la szoezelen (salle de stimulation sensorielle), il n'y avait pas de professionnel formé pour cette activité durant ma période de stage.

  • Educatives : sortie en ville, commerces, marche,…


     

Cette classification n'est évidemment pas cloisonnée, car je perçois bien que les dimensions thérapeutiques et éducatives ne se distinguent pas par l'activité en elle-même, mais plutôt par la manière de l'encadrer et par professionnel qui l'anime. La perception que j'ai eu, à travers ces activités, est qu'il est parfois difficile de cerné son rôle qu'il soit éducatif ou thérapeutique. En effet, je ne me suis pas fermé aux fonctions éducatives, par des gestes simples, j'ai participé à la dimension soignante (douche, médicaments,…). Dans cette structure, les activités de soin ou éducative, ne se font pas l'un sans l'autre. Ce lien peut se retrouver dans le travail pluridisciplinaire, les professionnels soignant ne peuvent travailler sans les professionnels éducatifs et vice et versa. L'identité professionnelle est assez diffuse. De plus, la dimension soignante est omniprésente que l'éducatif.


 

J'ai accompagné les résidents, sur diverses activités, avec d'autres professionnels (Moniteur éducateur, aide médico-psychologique). L'équitation, est une activité proposée une fois par semaine, à 3 résidents. Ce type d'activité m'a permis d'accompagner ces personnes dans un cadre extérieur aux murs de la MAS. J'ai observé et échangé avec les professionnels, sur la prise en charge des résidents, sur leurs adaptations, leurs évolutions, leurs apprentissages, ainsi que sur l'observation de l'émergence de leurs problématiques relationnelles : La crainte du changement, comme ma présence ou l'absence d'un professionnel habituel, a pu mettre le déroulement de l'activité en échec. La présence continue du professionnel est nécessaire pour l'éveil et leur participation car leur participation demande une stimulation de tous les instants (parole, guidé, encouragé,…).

J'ai eu la possibilité d'être initiateur d'activités : promenades (parfois par nécessité d'alléger le groupe), courses au supermarché, et ponctuellement une sortie pour un événement culturel : le défilé du festival « brin de cirque » à Bourg-en-Bresse. J'ai pu être organisateur, et utiliser les outils institutionnels pour la mener à bien (réservation d'un véhicule, préparation du déroulement et présentation du projet à l'ensemble de l'équipe,…) J'ai pris l'initiative de proposer des sorties (promenade à la fête du village, sortie sur Bourg-en-Bresse,…). J'ai pu mettre en place cette actions avec le soutient de certains membres de l'équipe.


 

Cependant, je n'ai pas pu approfondir, cette dimension du travail de l'éducateur spécialisé. Durant mon stage, j'ai essayé de mettre en place plusieurs activités. Ayant conscience que je ne connais pas tous les éléments relatifs aux incapacités de certains résidents et aux exigences institutionnelles. Je souhaitais également proposer des activités dans un cadre connu des résidents qui ne mettait pas le déroulement du quotidien en difficulté. J'ai, pour ce faire, chercher des activités qui ne demandaient pas nécessairement de continuité, celle-ci n'ayant pas beaucoup de sens de par mon statut de stagiaire et la durée de mon stage (8 semaines). Hormis ce fait, je ne me suis pas toujours senti soutenu durant mon stage, et j'ai plus axées des activités simples et sans forcément de me mettre en binôme pour tenir une activité (cuisine, chant, musique).


 

La vie institutionnelle

L'aménagement des premières semaines de stages, m'a permis de prendre du temps pour l'investigation concernant l'organisation de l'institution : les instances de régulation, les outils de communication. La découverte des rôles et des fonctions de chaque professionnel s'est surtout étayer durant mon stage.

L'organisation et les différents pôles

La MAS est un établissement qui a vu le jour en 2004. Il s'agit d'une extension de l'Institut Médico-Educatif (IME) du Val de Saône. La MAS et l'IME sont séparé de quelques mètres et certaines fonctions logistiques sont directement rattaché à l'IME (cuisine, lingerie, service généraux).


 

Indépendamment, la MAS est dirigé par la Directrice. Elle a sous sa responsabilité la chef de service. Cette personne est une infirmière. Elle a pour rôle de coordonner les différents pôles :

  • Le pôle logistique : la maîtresse de maison, les personnes d'entretient, de la cuisine, de la lingerie.
  • Le pôle thérapeutique : comprend une infirmière, un médecin généraliste, un médecin psychiatre, une kinésithérapeute, une psychomotricienne, et 7 aides-soignants, et 2 veilleurs de nuits aides-soignants, 1 auxiliaire de vie sociale
  • Le pôle éducatif : comprend 3 éducateurs spécialisés, 2 monitrices-éducatrices, 4 aides médico-psychologiques et 2 assistantes sociales.

J'ai remarqué que les professionnels thérapeutiques, ne travaillant pas directement sur le quotidien, sont à temps partiel. Les médecins, la kinésithérapeute, la psychologue et la psychomotricienne interviennent à des moments ponctuels de la semaine. Les autres professionnels sont à temps plein ou temps partiel ; l'infirmière, qui a une fonction de gestion et distribution des médicaments, et des suivis des dossiers ou encore les aides soignants où leur fonction est auprès des résidents au jour le jour.

Néanmoins, j'ai observé plus de la moitié des aides-soignants sont en congé, et ils sont donc remplacé par des jeunes en voie de formation. L'infirmière est en cour de démission (raison familiale). Les remplacements ont une place importante dans les roulements hebdomadaires. Certains d'entre sont sur des remplacements depuis plus de 6 mois voire un an, et sont référents officiels de résidents. Ils ne sont d'ailleurs non qualifiés. Durant de mon stage, je constaté que j'étais également considérer comme remplaçant de. La personne avec qui j'ai permuté (échange de lieu de stage) et officiellement sur un poste de soignant et qu'il est lui-même considérer comme remplaçant. Il était donc difficile d'investir mon stage plus finement, car je n'avais pas à disposition les moyens d'être stagiaire éducateur spécialisé.

En ce qui concerne le pôle éducatif, les professionnels qui le compose travaille tous à temps plein. Ces professionnels sont partagés sur les deux groupes de résidents (groupe Bossa-nova et le groupe Flamenco). Le pôle éducatif est coordonné par un monitrice éducatrice,


 

Les éducateurs spécialisés sont tous en formation, et je n'ai pas eu beaucoup de temps d'observation de leur pratique, car ils étaient en stage durant ma présence au sein de l'établissement. Pour ce fait ma référence éducative, a été réorientée sur la pratique et la disponibilité des moniteurs éducateurs. J'ai tenté de rencontrer un éducateur spécialisé, pour échanger sur sa pratique et ses objectifs, au sein de l'IME. Je n'ai pu que le rencontrer 20 minutes, la pertinence n'a pas été très forte, malgrès l'intérêt de cet échange.


 

L'équipe et les temps de régulation

L'organisation des temps régulation, est constituée de différents temps de réunion, de relèves, et de temps informels :

  • Les relèves : C'est sont des temps quotidiens. Ils permettent un échange d'information, de renseignement des événements du jour. Une première relève est faite le matin par le veilleur de nuit pour le professionnel de jour, une deuxième relève, est faite par l'équipe du matin pour celle de l'après-midi/soir. Celle-ci se déroulement dans une salle de réunion avec les deux équipes (Bossa-nova et Flamenco). Puis une dernière relève est faite par le dernier professionnel de jour pour le veilleur. Le cahier de relève, est un outil, qui permet de garder des traces écrites des divers événements, concernant les résidents.
  • Les réunions : Ce sont des temps hebdomadaires, avec les professionnels présents ce jour. Les deux groupes ont chacun leurs réunions, indépendamment.
    • Réunion de fonctionnement : Il s'agit d'une instance, où les sujets abordés concernent les locaux, le matériel de soins ou mobilier.
    • Réunion d'équipe : Il s'agit d'une instance où les sujets sont « les résidents ».

Je n'ai pas d'expérience approfondie, concernant ces deux instances. Pour différentes raisons je n'ai pas pu participer aux réunions : journée festive, planning ne correspondant pas au jour de réunion. Pour palier à cela, j'ai demandé d'échanger mes jours de présence, ai été confronté à la gestion complexe et peu souple des plannings du fait d'une présence courte dans l'institution. J'assisterai pour la première fois à une réunion d'équipe cette dernière semaine.

Néanmoins, j'ai observé d'autres instances que j'ai pu investi. Les instances non officiels sont riches en échanges d'informations, tant sur des sujets concernant l'historique, le comportement, l'handicap et les incapacités des résidents, tant sur les sujets concernant les professionnels, gestion des temps de travail, projets à venir, les fonctions et les objectifs de chacun, ou encore sur les sujet institutionnel (projet, organisation). Néanmoins il m'a semblé qu'il est difficile de se tenir à ces instances, pour construire la vie quotidienne des résidents et de la vie institutionnelle. J'ai été dans une nécessité d'utilisé ce canal pour construire mon projet, mon stage et mon bilan.


 

Ma professionnalisation auprès d'un public peu connu, dans un fonctionnement institutionnel nouveau et en lien avec mon stage d'apprentissage.

Ce stage est une expérience enrichissante, car j'ai pu répondre à la plupart de mes objectifs. J'ai pu m'engager professionnellement auprès des personnes accueillis, et également dans une organisation institutionnelle.

Le bilan du stage, fut très difficile. Les critiques de la part de la directrice, de la chef de service, et de la responsable éducative, m'ont surpris. Je ne me retrouvais pas dans leurs constats. Pourquoi les reproches, les difficultés qu'elles observaient ne m'ont pas été expliquées durant mon stage. Il me semble qu'elles n'ont pas considérer ma présence comme stagiaire. Leur attentes ne pouvant pas être les mêmes que les miennes.

Malgré les remarques que j'ai reçus lors de mon bilan, je me suis senti à ma place, concernant la relation avec les résidents, En effet, j'ai su être respectueux des personnes, avec un regard professionnel sur les situations des résidents. De même qu'avec les professionnels, j'ai pu les questionner sur la vie, le quotidien, les habitudes, les rituels des résidents. Mais également j'ai eu l'opportunité d'exprimer mes ressentis, mes observations, mes analyses sur des situations qui me semblait importante, et qui nécessitait un débat concernant le résident (le rapport à la famille, la vie adulte des personnes handicapés, maltraitance…). J'ai pu grâce à cette expérience réussir à exprimer des éléments à l'équipe, à prendre la parole sans gêne. Cependant et même si cette objectif personnel est atteint, je me suis bien exposé dans un stage où je ne suis pas resté longtemps et où la critique n'a pas était entendu comme je le pensais. Est-ce que je me suis trop exposé, ou est-ce que j'ai dérangé?

Ce stage m'a également permis de prendre du recul sur mon lieu d'apprentissage. J'ai pu faire des liens et faire apparaître des points de remarques et des questions.

  • Suivi du stagiaire :

    J'ai découvert un suivi d'apprentissage très différent sur ce lieu de stage. L'éducateur référent ne travail pas sur le même lieu de vie. Il est donc difficile de se rencontrer. Je peux donc affirmer que mon statut d'apprenti à l'ITEP est suivi et construit (même lieu de vie, même bureau, même emploi du temps, groupe de jeunes en commun, même réunion,…). Ce cadre donne une dimension à ma formation plus riche et plus approfondis. Mes questions et interrogations sont exprimées rapidement, et peuvent être mise en perspective avec mon maître d'apprentissage.

  • Les écrits

    La formation m'a permis d'écrire, et j'en fait pars à mon centre de formation (c'est une certaine obligation), ainsi qu'a mon maître d'apprentissage. Je me construis une dimension professionnelle par cette demande. Cela ne m'a jamais été demandé, à la M.A.S. J'ai même vécu plusieurs réunions où j'ai eu le sentiment de déranger en présentant un écrit (projet de stage, bilan de stage).

  • Le rôle de l'éducateur

    J'ai vécu durant 8 semaines dans une autre dimension de travail. La thérapie n'a pas les mêmes actes, l'éducatif n'a pas les mêmes objectifs, les mêmes moyens. Le rythme des journées est différent, le nombre, l'âge, la formation des professionnel n'est pas le même. Toutes ces liens entres ce stage court et mon stage long me montre une matière a percevoir ces lieux de travail, ces lieux de vie.

L'éducateur au sein de la MAS, doit se positionner entre les soins, les activités, les instances ou l'échange sur les résidents se discute. Il me semble qu'il peut être le « garant » ou le « porte parole » du sens entre tous ces moments de vie institutionnelle. La place de l'éducateur spécialisé se situe à toutes ces articulations. Il lui est nécessaire d'être dans une certaines mesures polyvalent dans ces actions concrètes, de la toilettes, à l'accompagnement vers la thérapie ou vers l'extérieur.

1 commentaire:

sophie35 a dit…

bonjour,
je suis tombée sur ton blog un peu par "hazard". et merci pour ton témoignage sur ton stage.
tout d'abord, je me présente: je m'appelle sophie et j'ai 28 ans. travaillant dans l'industrie depuis quelques années (pas nombreuses certes), j'envisage une reconversion en 2012. amp ou éduc spé. pourquoi? tout simplement parce que je veux me sentir utile et apporter du bien-être à ces personnes! j'ai mis du temps mais maintenant, je sais un peu ce que je veux.
court commentaire, certes, mais j'avais à coeur de le faire.
bon courage pour la suite.
cordialement,
sophie